Non au Plan Nord: occupons-nous du sud. Samedi le 19 mai 2012.

Bonjour à vous,

Le Mouvement québécois pour une décroissance conviviale vous convie à une grande marche lente, créative et libératrice, ce samedi 19 mai 2012.

Cette marche, qui accompagne la clôture du Colloque international sur la décroissance aux Amériques, a comme objectif principal de s’opposer au Plan Nord. Pour ce faire, nous irons dans la joie déposer le Plan Nord dans les eaux du Saint-Laurent ! Nous refusons ces politiques de développement irresponsables. Elles retourneront donc à Québec !

Globalement, nous orientons nos revendications autour des 5 thématiques suivantes : Convivialité – Agriculture urbaine – Transports actifs – Infrastructures collectives – Arts populaires.

La marche partira à 16h du Parc Lafontaine ce samedi 19 mai (rendez-vous devant le restaurant au centre du Parc). Elle se terminera au Vieux Port, où nous déposerons le Plan Nord dans les eaux du Saint-Laurent.

Bienvenue à tous !

Mouvement québécois pour une décroissance conviviale.

9 mai – midi – meditation a place du peuple!

Bonjour!
Y a bien des moyens d’être SOLIDAIRE des étudiant-e-s et des revendications plus globales qui soufflent sur le Québec et le reste de la planète. Du carré rouge au carton rouge dans la fenêtre, aux prises de parole (entourage et journaux) et aux marches.
Voici une invitation transmise par Isis du groupe de méditation d’Occupons Montréal.

MERCREDI 9 MAI DE MIDI À 13H. MÉDITATION
À la statue de la Place du Peuple (métro Square Victoria)

Méditation libre de une heure, durant laquelle on peut se relayer ou rester plus longtemps selon notre bon vouloir, à la statue de la PdP, histoire de nous rappeler le bon vieux temps.

La méditation est un excellent moyen de se recentrer, de s’écouter, de s’arrêter et de trouver de bonnes solutions, tout en se reconnectant avec notre corps et le reste du monde. Méditer à plusieurs pour une même cause peut être assez puissant.

Je nous invite à donner une forte image de paix, d’harmonie, de compréhension et de puissance calme.

On peut s’habiller en rouge, ou amener des pancartes si on le souhaite, avec des messages pertinents et précis, ou venir simplement. Ce serait bien de rester assez silencieux et silencieuses. :) Vers 13 heures, les personnes intéressées pourront rester pour une discussion ou une manif improvisée joyeuse. On verra sur place!
Au plaisir de vous y voir! Isis Gagon-Isis Gagnon-Grenier

PS – Mercredi passé midi j’étais à Droit et Démocratie (une quarantaine de manifestants) que le gouvernement conservateur de Harper veut fermer.
Demain midi je médite ;) )

MARINALEDA

MARINALEDA

Si Marx était vivant, il irait vivre à Marinaleda, une petite ville andalouse des environs de Séville, qui n’a pas été touchée par la crise et dont le maire, Juan Manuel Sanchez Gordillo, est réélu sans discontinuer depuis trente ans !

L’aventure a commencé il y a trente ans, quand les habitants ont décidé d’appliquer à la lettre le slogan « la terre appartient à ceux qui l’exploitent » et de confisquer 1 200 hectares en friche appartenant au duc de l’Infantado, un coup de force qui a valu aux habitants de Marinaleda plusieurs années de lutte, de manifestations et de batailles judiciaires. « Le taux de chômage était très élevé, le peuple avait besoin de ces terres, explique le maire. Nous les avons utilisées pour construire l’usine de conserve de légumes qui fonctionne toujours et qui a presque permis d’éliminer le chômage. Cela a changé la vie de tout le monde ici. »

Le système est simple : les habitants ont créé une coopérative qui ne redistribue pas les bénéfices. « On a tout réinvesti pour créer encore plus d’emplois. C’est aussi simple que cela. Chacun a fait ce qu’il faut pour vivre, c’est tout. » Le salaire des travailleurs (« de tous les travailleurs, quel que soit le poste qu’ils occupent ») est de 47 euros par jour, six jours par semaine, à raison de six heures et demie de travail quotidien – c’est-à-dire 1 128 euros par mois. Mais lesdits travailleurs n’ont pas beaucoup de dépenses, car ceux qui sont inscrits au plan de logement de la mairie paient 15 euros par mois pour leur maison. « Les maisons sont construites sur des terrains municipaux. Celui qui fait la demande s’engage à construire sa propre maison, mais il est aidé par un chef de chantier et un architecte rémunérés par la mairie. Nous avons un accord avec le gouvernement régional d’Andalousie, qui fournit les matériaux. En deux ou trois ans, les travaux sont terminés, la maison appartient à celui qui l’a bâtie, et il n’a plus qu’à payer 15 euros par mois. »

Le plein emploi et les logements à prix imbattables sont probablement les aspects les plus visibles de la politique municipale, mais Marinaleda réserve d’autres surprises. Par exemple, il n’y a pas de policier.« Nous en avions un, mais nous avons décidé d’économiser ce salaire quand il a pris sa retraite. » N’y a-t-il pas de délinquants à Marinaleda ? « Il n’y a pas de vandalisme, par exemple, parce que tout a été construit par les gens du village. Si un jeune ou son père ou un ami a installé un banc, il n’y a pas de raison de le dégrader ou d’y faire des graffitis, non ? Le fait que les budgets soient approuvés par tous contribue également à l’absence de délinquance. »

La confiance de ses administrés, Gordillo la doit aussi à sa gestion de la mairie. « Avant d’accepter le mandat, nous devons nous engager par contrat à toujours être les derniers à percevoir un quelconque bénéfice. C’est-à-dire que si nous décidons, lors d’une assemblée, d’attribuer de nouvelles maisons et qu’un élu en a besoin, il sera toujours le dernier sur la liste. Pour ce qui est de la rémunération, nous ne touchons rien. Je n’ai jamais rien touché pour faire de la politique. Je suis enseignant, c’est de ce travail que je vis. »

Marinaleda est d’ailleurs devenue à la mode : le New York Times, qui cherchait à démontrer comment certaines recettes marxistes peuvent fonctionner, lui a consacré un reportage.

France Inter : Là bas si j’y suis :

http://player.vimeo.com/video/37678788

http://www.nytimes.com/2009/05/26/world/europe/26spain.html?_r=1&pagewanted=all

QUELLE DÉMOCRATIE

Êtes-vous encore capables de réfléchir par vous mêmes ou si vous êtes noyés dans vos émotions fortes et réduits à appuyer votre opinion sur des images de fin de manifestation et les commentateurs médiatiques qui réduisent leurs interventions sur de petits morceaux du grand puzzle de la justice sociale au Québec? Ces jours-ci le focus est mis sur des vitrines cassées et des manifestants masqués, sur la CLASSE qui ne condamne pas assez la violence dans les bons mots. Même le chef de la police de Montréal fait la distinction entre la grande majorité des étudiants qui manifestent pacifiquement et les plus radicaux qui font du grabuge. Mais que feriez-vous quand le gouvernement ne veut rien savoir, vous méprise en blaguant et négocie de mauvaise foi? Que feriez-vous quand vous agissez en toute conscience et démocratie participative depuis 12 semaines et que «votre gouvernement» s’en moque?

La démocratie ne se résume pas à voter tous les 4-5 ans pour un gouvernement et à retourner attendre dans nos chaumières. C’est le dogme politique à la mode. Est-ce qu’il y a deux démocraties? Une pour les corporations, les chambres de commerces et autres puissantes associations patronales qui «manifestent en catimini» à coup de millions, engageant des lobbyistes, anciens ministres et hauts fonctionnaires, pour influencer continuellement le gouvernement en plus de remplir les coffres du parti au pouvoir. Et les média leur appartiennent… Cela s’appelle un détournement de démocratie. Et de l’autre côté les étudiants qui n’ont pas ces moyens financiers et ces «contacts intimes» avec le gouvernement et les média, qui comprennent bien ce magouillage politique, et qui n’ont plus que la rue pour s’exprimer clairement. Car lorsqu’ils passent à la télé quelques minutes, on cherche à les coincer sur des détails. Ils ont plus de dignité et d’intégrité que les politicailleux au pouvoir et bien des journalistes qui craignent pour leur emploi (SRC). Et ce sont eux, les étudiants, qui menaceraient la paix sociale? Pas de commune mesure entre des vitres brisées, le métro arrêté et la démocratie démantelée, la justice sociale niée, sans parler de l’environnement saccagé par les minières, pétrolières et gazières. Ne le voyez-vous pas? Des étudiants éduqués et conscientisés comme les membres des groupes populaires, de défense des droits et des syndicats le voient très bien. Votre conscience est-elle libre ou intoxiquée par les gaz dominants des pouvoirs en place?

Gérard Laverdure

Je Condamne!

par Jean Francois Caron

je condamne

la violence, l’intimidation
aussi le vandalisme
vous voulez que je les condamne, Madame,
je les condamne

je condamne

19 avril, Université du Québec en Outaouais. Un étudiant matraqué est soigné par d’autres étudiants. (source: facebook, Jeff Macaron)
les matraques, le poivre dans les yeux

les grenades assourdissantes
l’intimidation armée
le rudoiement
l’encerclement
cette intimidation
et je condamne
les menottes aux poignets de nos enfants
de leurs professeurs
de leurs sympathisants
le sang sur leur front
les larmes dans leurs yeux
les cris dans leurs gorges

et je condamne

les violences financières
l’usurpation singulière
le réflexe de détournement
de « ceux qui volent avec leur plume »
qui se masquent de leurs tours
ceux que le poivre n’atteint jamais
oui, je condamne
l’atteinte par intérêt
par profits collatéraux
le vol par l’évasion
des impassibles maîtres du jeu
de l’économie fiction

je condamne

les discours insensibles
la discrimination classiale
la valorisation de l’inculture

je condamne

la corruption, la malversation, la collusion

et je condamne

la violence
de l’entêtement assumé, l’ignorance dirigée
celle-là même qui fonde le chaos

je condamne
le mensonge, le salissage
des écraseurs de conscience
des dé-penseurs
des brûleurs de fierté
des étouffeurs de générations

vous voulez que je condamne, Madame,
je le fais
je condamne
tout ce qui est condamnable
je le condamne

faites de même, Madame,
faites de même

Jean-François Caron
écrivain

Contre: un jeu de carrés rouges

Jouer!

«Créer, c’est résister. Résister, c’est créer.» Indignez vous!
Stéphane Hessel, 2010.
Contre² est un jeu de type “Tower Defense” qui tente de faire comprendre les moyens dont dispose le gouvernement pour contrer un élan démocratique majoritairement utilisé: la manifestation. A vous décourager les manifestants pour faire passer la hausse des frais de scolarité! Et si la démocratie finissait toujours par gagner…

Concordia has some demands!

Attention all members of the Concordia Community,

There are currently 165,000 students on strike across the entire province, representing the largest student strike ever to occur in Quebec. This tactic is not new and it has not be used frivolously. Following two years of lobbying, letter writing, attempts at negotiating with government and university administration, and an array of powerful symbolic actions, the strike is undoubtedly a last resort.

The level of accessible education and diversity currently found in Quebec post secondary institutions is intrinsically connected to a rich history of grassroots student organizing. The disruption of classes, while new to Concordia, is a tactic deeply rooted in the historical context of this movement. At this point, there has been eight consecutive weeks of disruption to the administration’s attempts to maintain “business as usual” on the Concordia campus. The administration has failed to address the very real concerns stemming from strike-related disruptions, and this refusal to acknowledge the reality and severity of this situation will no longer be acceptable.

Below a list of demands outlines the appropriate steps Concordia should take to remedy this situation.
Until the time that these demands are met, it should be expected that “business as usual” will continually be disrupted.

1) That Concordia make immediate accommodations for those students now forced to write final exams despite having missed a significant portion of classwork this semester. The administration and Senate must play an active role in ensuring that options such as DEF notations, supplementary exams and re-weighting of course work are made easily available to students in this position, and that faculty are given sufficient guidance and support in this process.
After having spent thousands of dollars on tuition fees and course materials, students are being led to believe that remedial powerpoint slides on moodle and chapters from a text book are sufficient for the advancement of their education. It must be acknowledged that supplementary materials such as these are in no way an adequate substitution for the learning experience afforded by the classroom, and that Concordia’s current tactic of avoiding accommodations is a direct contradiction of CREPUQ’s position that the quality of education can in no way be sacrificed over the course of the strike.
Regardless of political affiliations, everyone at Concordia has been affected over the course of the strike and thus accommodations should be made available to all students. This must be backed by full institutional support, without continuing to place the burden directly onto faculty themselves.

2) That Concordia’s full and part-time faculty associations (CUFA and CUPFA) consider calling on their members to cooperate with those students requesting incomplete grades due to their participation in the strike.
The administration’s decision to wave the fee for processing incomplete grades is a clear acknowledgement that their refusal to extend the semester has resulted in a situation where students are now facing serious academic penalties for having participated in the strike. However, some faculty members remain misinformed about their ability to issue these grades, or unsure of what support they will have in accommodating strikers. CUFA and CUPFA have the resources to guide faculty members through this process, and should consider actively doing so in order to protect the academic integrity of the student body.

3) That Concordia use its position within CREPUQ to denounce the structural and ideological reforms of the “fair and balanced university funding plan”, and pressure the government to retract it immediately.
As an academic institution within the province of Quebec, comparatively “low” tuition allows for increased diversity in those able to study and research at Concordia. This in turn benefits the scope of knowledge cultivated within Concordia’s walls. This accessibility and critical engagement at Concordia is a direct product of decades of social struggle in Quebec, and Concordia administration must recognize it’s responsibility to maintain the integrity of a society built on these intellectual and physical labours.

4) That Bram Freedman (VP institutional relations and secretary-general) and David Graham (Provost and VP Academic Affairs) immediately resign from their positions at Concordia university, for having created an environment of harassment, insecurity and mistrust at Concordia over the course of the strike.
Internal communications from administration regarding the strike, manufactured and signed by Freedman and Graham, have created an environment in which it is appropriate to target, infantilize, and threaten students on the basis of political affiliations. Far from resolving the concerns of the Concordia community, their only response has been to escalate tensions through increased security measures, pressuring faculty and department chairs, and threatening students with academic penalties. Unlicensed security guards and riot police physically assaulting people on campus has traumatized students, deepened divisions between political factions in Concordia’s community, and marred the university’s reputation as an institution that respects free speech. The results of this escalation are setting a shameful precedent. The discourse created by Freedman and Graham around the strike has directly resulted in Concordia becoming both physically and psychologically unsafe for it’s members. For this they must be held accountable.

5) That revision to Concordia’s Board of Governors (BOG) be made, in order to produce a membership that is both representative of, and accountable to the true needs and values of the Concordia community. Specifically student and “community at large” membership must change, both in proportion and in form.
As the highest decision making body at Concordia, the Board of Governors has enormous influence over the direction the university takes, both ideologically and structurally. The current plan to restructure the BOG will bring major cuts to student representation, effectively transforming it to mere tokenism. Simultaneously, this restructuring will do nothing to address the problematic nature of devoting “community at large” membership primarily to representatives of major corporations, development companies and banks – all of whom are profiteers of the corporatization and privatization of education entrenched in the “fair and balanced” education budget. Representation on the board must be proportionate to and reflective of the Concordia community itself, wherein “community at large” members are chosen by the community, and in which students have the capacity to address their concerns and demands as the majority membership of Concordia University.

Business as usual will no longer be an option at Concordia. It is time for the administration to act.