Marche des Indignés / Indignants' Marche

Joignez-vous à la marche hebdomadaire d’Occupons Montréal, tous les samedi à 15h!

Join Occupy Montreal’s weekly march, every Saturday at 3pm!

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[ENGLISH VERSION BELOW]

Nous, les Indigné(e)s de Montréal, occupons la Place du Peuple (anciennement Square-Victoria) depuis le 15 octobre pour une myriade de raisons. En voici une liste non-exhaustive.

Nous sommes indigné(e)s face à l’usage criminel et insouciant de nos taxes, impôts et ressources naturelles.

Nous sommes indigné(e)s face aux hausses constantes des frais d’accès à une éducation qui devrait être tout sauf inaccessible.

Nous sommes indigné(e)s face aux lobbys, corporations et autres intérêts privés qui ne devraient aucunement avoir préséance sur les intérêts du peuple.

Nous sommes indigné(e)s face aux inégalités de revenu selon l’âge, le sexe et/ou l’origine.

Nous sommes indigné(e)s du fait que les profits de quelques-uns aient prédominance sur la qualité de vie de la majorité.

Nous sommes indigné(e)s de la démocratie superficielle qui empêche nos voix d’être entendues.

Nous sommes indigné(e)s de la pauvre place que donne notre société aux différentes identités et orientations sexuelles.

Nous sommes indigné(e)s face à la désinformation rampante et la manipulation de l’opinion publique par les médias à travers leur négligence, insouciance et allégeances.

Nous sommes indigné(e)s face au marchandage de nos informations personnelles afin de mieux nous vendre des produits dont nous n’aurons jamais besoin.

Nous sommes indigné(e)s face au manque d’accès à des technologies existantes qui devraient nous bénéficier à tous et toutes plutôt qu’au monopole de l’industrie pétrolière.

Nous sommes indigné(e)s face au manque d’accès à des traitements existants qui devraient nous bénéficier à tous et toutes plutôt qu’au monopole de l’industrie pharmaceutique.

Nous sommes indigné(e)s face au statut qu’ont les Premières Nations en ces terres occupées.

Nous sommes indigné(e)s face aux contrats d’armement inutiles profitant à des intérêts privés, locaux et étrangers.

Nous sommes indigné(e)s de la barbarie de notre industrie minière sur l’environnement autant que sur les humains, ici comme ailleurs dans le monde.

Nous sommes indigné(e)s par l’ignorance totale de nos demandes et revendications depuis le jour où l’écoute de l’opinion publique est devenue politiquement incorrect.

Nous sommes indigné(e)s du fait que des enveloppes brunes aient plus de poids dans notre société que le futur de nos enfants.

Nous sommes indigné(e)s devant le fait que nos forces policières soient la dernière ligne de défense de nos ennemis communs.

Ensemble, nous pouvons renverser la vapeur.
Un peuple uni ne sera jamais vaincu.

Nous sommes les 99%

Les problèmes rencontrés au Québec sont nombreux : corruption, gaspillage des fonds publics et des ressources, manque d’investissement dans les programmes sociaux et liquidation de biens publics à des entreprises privées. Ils sont les manifestations locales d’une crise globale.

Les démocraties québécoise et canadienne sont de plus en plus malmenées par des gouvernements qui ne sont plus en mesure de représenter les citoyens légitimement. La population a perdu le pouvoir : il est entre les mains de dirigeants qui ne rendent pas de comptes, si ce n’est qu’aux compagnies qui les financent.

Le gouvernement actuel a choisi de ne pas répondre aux demandes de la population, par exemple en ce qui a trait au moratoire sur les gaz de schistes ou aux commissions d’enquête publique. Il gouverne à sa guise; les pétitions et les pressions populaires n’ont aucun effet.

La soumission du gouvernement aux lois du marché entraîne la négligence des infrastructures, tout en encourageant la liquidation du bien commun et du territoire aux plus offrants.

L’éducation est rabaissée au rang de marchandise qui se vend et se négocie. L’accessibilité des études supérieures et le droit à l’éducation sont compromis par l’augmentation substantielle des frais universitaires (une hausse de 1625$ sur 5 ans). Or, l’éducation est un droit, pas un privilège. De plus, les entreprises se servent de nos universités comme centres de recherches et de développements. Le savoir est un bien public que le privé n’a pas à s’approprier.

Assez des classes surchargées, du manque de services spécialisés, de l’alourdissement de la tâche des professeurs, des dettes étudiantes interminables.

La santé souffre de sous-financement. La coordination entre ses institutions, CLSC et grands hôpitaux, est déficiente. Cette mauvaise gestion affecte les soins reçus. Le système de santé est géré à la manière d’une entreprise privée, ce qui ne permet pas d’offrir à la population les services auxquels elle a droit. Les soins de santé ne sont pas des droits individuels, ils relèvent d’une responsabilité collective qui doit être garantie par l’État.

Assez des files d’attente, du manque de ressources matérielles, de la surcharge de travail du personnel, de l’insuffisance de médecins, du manque d’accessibilité aux soins, des coûts trop élevés pour les médicaments.

Les services sociaux ne doivent pas être considérés comme un service de charité. Ils sont nécessaires à la justice sociale et à l’égalité. L’aide sociale n’est pas une faveur : elle permet de redistribuer la richesse dans la société pour garantir la dignité des moins favorisés. Le désengagement social ne permet pas une qualité de vie décente pour toutes les classes de la société.

Assez de l’attente pour les places en garderies, de la baisse du seuil de la pauvreté, de la réduction de l’accès aux prestations d’assurance sociale, du manque d’aide aux familles monoparentales, de l’exclusion des personnes âgées.

L’environnement n’est pas une priorité pour les gouvernements et ce, au détriment des générations futures. Les protocoles ratifiés ne sont pas respectés. Les plans gouvernementaux pour l’exploitation des ressources ne favorisent pas le développement durable. Au contraire, ils vendent les ressources à l’étranger sans vision à long terme. L’eau, les forêts et le sous-sol sont des biens communs offerts au marché sans la consultation des citoyens. Localement, les initiatives écologiques ne sont pas valorisées par les différentes instances politiques, qu’il s’agisse des toits verts, de l’agriculture urbaine, du compostage, etc. Assez d’offrir les ressources naturelles plutôt que de les vendre, de privilégier les sables bitumineux et les gaz de schiste, de massacrer la biodiversité, de couper à blanc la forêt boréale.

Tous ces problèmes de société s’inscrivent dans une logique de désengagement de l’État. Les gouvernements se soumettent aux lois des banques et du marché. L’État n’est pas une entreprise, il ne doit donc pas être géré comme tel. Dans une société démocratique et juste, les gouvernements se doivent de représenter les intérêts de la population avant ceux des financiers.

Nous sommes les Indignés de Montréal. La situation actuelle nous mène dans une impasse, un cul-de-sac dont on ne pourra pas se sortir. Il faut agir. Nous ne sommes ni de droite ni de gauche; ni fédéraliste ni souverainiste; nous sommes indignés et nous avons une voix. Nous crions notre désir de changement, de démocratie, de justice sociale.

Citoyens, l’espace public nous appartient, nous devons nous le réapproprier: occupons Montréal!

Notre force viendra de nos idées, de notre solidarité, de nos actions, de notre implication. Notre force réside dans notre union. Nous leur avons laissé le pouvoir par peur, insécurité, paresse et insouciance.

REPRENONS-LE !

Rejoignez-nous, diffusez notre message, prenez la place qui vous revient.

OCCUPONS ENSEMBLE !

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We, the Indignant of Montreal, are occupying People’s Plaza (formerly known as Square-Victoria) since October 15th for a myriad of reasons. The following is a non-exhaustive list.

We are indignant about the criminal and careless use of our taxes and natural resources.

We are indignant about the endless rise of tuition costs for an education that should be accessible.

We are indignant about lobbyist groups, corporations and other private interests taking precedence over the interests of the people.

We are indignant about income inequality based on age, gender and/or origin.

We are indignant about the profits of a few being valued as more important than the quality of life of most.

We are indignant about the superficial democracy that prevents our voices from being heard.

We are indignant about the place our society gives to those of different sexual identities and orientations.

We are indignant about the rampant disinformation and manipulation of the public opinion by the media through negligence, carelessness and allegiances.

We are indignant about our personal information being merchandised so that we can be sold products that we do not need.

We are indignant about the lack of access to existing technologies that should benefit us all rather than the monopoly of the petroleum industry.

We are indignant about the lack of access to existing treatments that would benefit us all rather than the monopoly of the pharmaceutical industry.

We are indignant about the status of First Nations Peoples on these occupied lands.

We are indignant about useless weapons contracts profiting local and foreign private interests.

We are indignant about the barbarious ways of our mining industry on our environment as well as humans, both here and abroad.

We are indignant about the complete avoidance of our demands ever since listening to public opinion became politically incorrect.

We are indignant about brown envelopes having more weight in our society than the future of our children.

We are indignant about our police forces being the last line of defense of our common enemies.

Together, we can turn the tide.
A people united can never be defeated.

We are the 99%

The problems in Quebec are numerous: corruption, waste of public funds and resources, lack of investment in social programs and transfer of public assets to private companies. These are the local manifestations of a global crisis.

Democracies in Quebec and Canada are increasingly abused by governments that are no longer able to legitimately represent the people. The people lost power: it is in the hands of leaders who account only to companies that fund them.

The current government has chosen not to meet the demands of the population, for example with respect to the moratorium on shale gas or public inquiries. The government rules at will and ignore the will of the people. Petitions and public pressure have no effect.

Submission of the government to market laws leads to the neglect of infrastructure, while encouraging the liquidation land asset and goods that belong to the collectivity to the highest bidder.

Education is reduced to the level of a commodity that sells and trades. The accessibility of higher education and the right to education are undermined by the substantial increase in university tuition fees (up $ 1,625 over 5 years). Education is a right not a privilege. In addition, corporations are using our universities as centers of research and development. Knowledge is a public good that cannot be privately owned.

We are outraged at overcrowded classrooms, lack of specialised services, the heavier workloads of teachers, the endless student loans.

Healthcare suffers from underfunding. Coordination between institutions, CLSCs and large hospitals, is deficient. This mismanagement affects the care received. The health system is managed like a private company, which does not provide the public services to which we are entitled. Health care is not an individual right, it is a collective responsibility that must be guaranteed by the state.

Enough queues, lack of material resources, work overload of staff, lack of medical doctors, lack of access to healthcare, too high costs for drugs.

Social services should not be considered a service of charity. They are necessary for social justice and equality. Welfare is not a favor: it allows the redistribution wealth in society and ensure the dignity of the less fortunate. Social disengagement does not allow a decent quality of life for all classes of society.

We are tired of waiting for child care spaces, the reduction of poverty threshold to mask social inequities, reduced access to social insurance benefits, lack of support for single parent families, the exclusion of the elderly .

The environment is not a priority for governments to the detriment of future generations. Ratified protocols are not respected. Government plans for resources extraction do not promote sustainable development. Instead, they trade resources abroad without long-term vision. Water, forests, and minerals are common goods offered to the market without the consultation of citizens. Locally, green initiatives are not valued by the various political bodies, whether it be green roofs, urban agriculture, composting, etc.. Enough of giving away natural resources rather than sell them, enough focusing on oil sands and shale gas, enough of killing off biodiversity, enough clear-cut in the boreal forest.

All these social issues are part of the current strategy of disengagement of the state. Governments submit to the laws of the banks and the market. The State is not a business, it should not be managed as such. In a democratic and just society, governments need to represent the interests of the people before those of the bankers.

We are the Outraged of Montreal. The current situation leads to a dead end, a cul-de-sac that we can’t get out. We must act. We are neither right nor left, neither federalist or sovereignist and we are outraged and we have a voice. We shout our desire for change, democracy, social justice.

Citizens, public space belongs to us, we must reclaim it: Occupy Montreal!

Our strength will comes from our ideas, our solidarity, our actions, our involvement. Our strength is our unity. We have abandoned power out of fear, insecurity, laziness and carelessness.

LET’S RETAKE IT!

Join us, share our message, take your rightful place.

LET’S OCCUPY TOGETHER!